Les actualités

Du 2013-03-03 au 2013-03-09

Troisième dimanche du carême

Troisième dimanche du carême

Un jour des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subit un tel sort? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.

Ou bien, ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, croyez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière.

Jésus leur disait encore cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point.
- Alors il dit à son vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?
- Mais le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13, 1-9

Du 2013-03-02 au 2013-04-01

Mangyans

UN MOMENT HISTORIQUE LONGTEMPS ATTENDU PAR LES MANGYANS DU MINDORO OCCIDENTAL AUX PHILIPPINES

Mais les temps ont changé quand un afflux de colons des plaines s'emparèrent de la terre qui leur appartenait. Ils ont été conduits dans les zones les plus reculées, presque au sommet de la montagne. Ils ont survécu grâce à l'agriculture de montagne, la chasse aux animaux sauvages et la pêche dans les rivières.

Jusqu'à ce qu'un jour, la foi nous amena à apprécier ces gens qui sont aussi enfants de Dieu, nos frères et sœurs. Inspirées par Mère Délia Tétreault qui avait une préoccupation particulière pour les peuples autochtones, nous avons ouvert notre mission au Mindoro pour y porter la BONNE NOUVELLE de Jésus-Christ en partageant avec eux notre foi, dans l'amour et la sollicitude.

Depuis près de 22 ans, nous les MIC avons vécu au milieu partageant leurs joies et leurs peines, leur apportant notre aide par des programmes de subsistance, d'éducation, de santé et l'évangélisation. Avec les années, nous avons réalisé que leur principale préoccupation est la propriété légale de leurs terres ancestrales, car ils sont continuellement menacés par des compagnies voulant s’accaparer de leurs terres. Ils savaient aussi que seul des démarches au plan légal auprès du gouvernement, pouvaient leur donner ce droit de propriété et la protection de ses droits par la loi. Pour la Mangyans «La terre est la vie."

Enfin le 15 Novembre 2012, le jour tant attendu de recevoir le Titre de leur terre ancestrale a été accordée par le gouvernement aux Mangyans Alangan de Sta. Cruz au soin des Sœurs MIC et aux Mangyans Sablayan sous la garde des Serviteurs de la Congrégation Saint-Esprit (SSP). Cette terre ancestrale mesure 98.426 hectares et environ 16.000 Mangyans y vivent. Par conséquent, le gouvernement s’engage à leur venir en aide par des projets de développement à travers des programmes d'éducation, de santé, moyens de subsistance et leur rend possible la participation aux affaires publiques.

Mais les problèmes des Mangyans sont loin d'être terminés. Je peux prévoir encore plus de problèmes en matière d'accaparement des terres, l'exploitation forestière illégale, l'exploitation de leurs ressources naturelles et même la désunion parmi eux fomentés par des organismes non gouvernementaux qui ont des motifs égoïstes. Nous espérons que nos prières et la foi en leur capacité à résoudre leurs propres problèmes donneront naissance à une vie meilleure à l'avenir. .

Avec les Mangyans nous partageons leurs espoirs, leurs joies et leurs aspirations et, ensemble, nous construisons le Royaume du Seigneur au milieu d'eux. Prions pour que Dieu soutienne leurs efforts pour être autonomes et qu’ils continuent de grandir comme des enfants bien-aimés de DIEU.

Sr. Lilia J. Frondoza, MIC   

Du 2013-02-09 au 2013-03-15

IMD Haïti

L'IMD ou la première décennie d'un pari réussi

Le Nouvelliste | Publié le : 2013-02-05
 Cyprien L. Gary

La personnalité de la soeur Délia Tétreault, son humanisme et le travail accompli tout au long de sa vie apostolique constituent encore aujourd'hui une source d'inspiration pour les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, qui fêtaient ce week-end le dixième anniversaire de fondation de l'école qui porte son nom.

La congrégation des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception (MIC) a célébré avec faste, dimanche, le dixième anniversaire de création de l'Institution Mère Délia (IMD), un établissement scolaire situé au sommet d'une colline pittoresque. Cette école, du nom de la fondatrice de la congrégation des soeurs MIC, Délia Tétreault, née le 4 février 1865, a ouvert ses portes au cours de l'année académique 2002-2003. Une double cérémonie religieuse et culturelle a été organisée sur le site boisé et fleuri de l'IMD à l'occasion du 4 février 2013, qui ramène la première décennie d'existence de cette institution. Sous une tente métallique dressée dans la cour de l'école, soeurs missionnaires responsables de l'établissement, professeurs, personnel, élèves, parents et invités se sont unis pour assister à la messe célébrée à cette occasion par Monseigneur Quesnel Alphonse assisté de quatre prêtres : les révérends William Smarth, Erick Jasmin, Vital Médé et Paulin Innocent. Comme tous les visiteurs qui ont investi pour la première fois cette enceinte, le prélat n'a pas caché sa surprise de découvrir cette coquette bâtisse érigée dans une oasis de paix surplombant une capitale tumultueuse. Selon lui, l'ordre et la beauté des lieux sont des indicateurs infaillibles attestant de la présence d'un chef qui dirige de main de maître cet espace. L'assistance a acquiescé et la célébration eucharistique s'est poursuivie dans une alternance de chants (agrémentés de danses exécutées par des élèves de l'établissement), de prières, de présentations et de remerciements à l'endroit des contributeurs du projet IMD.

En contemplant la cour et les bâtiments de l'école, personne ne pourrait imaginer que cette oeuvre est le fruit d'un rêve qualifié naguère de chimérique. La soeur Eva Daguilh, qui retraçait l'histoire de la création de l'école, rappelle que l'IMD est née à partir d'une réflexion des soeurs MIC de la province Notre-Dame du Perpétuel Secours. En effet, après avoir fait le bilan de leurs actions en Haïti, elles ont décidé de prendre une place plus importante auprès des jeunes filles. Pourquoi ne pas implanter une école secondaire ? pensaient-elles. Cependant, cette idée n'était pas partagée par tous les membres de la congrégation. Voilà qu'une opportunité vient de s'offrir aux initiatrices du projet. Deux religieuses MIC dans le cadre d'un cours de gestion des PME doivent monter un projet rentable. Avec l'aide de leurs professeurs et encadrées d'experts, elles vont profiter de ce cadre scientifique pour concrétiser le rêve de la majorité des MIC de la province.

Et le 12 janvier arriva « Le séisme du 12 janvier 2010 a failli tout chambarder. Il a fallu l'intervention du CECI et de Développement et Paix, deux organismes québécois, pour que ce rêve virtuel devienne réalité », explique la soeur Eva Daguilh, qui souligne que depuis dix ans l'IMD est devenue un véritable creuset où les jeunes filles s'exercent à l'apprentissage de la démocratie, la protection de l'environnement, l'action sociale, l'amour du pays et de sa culture. En témoignent les performances offertes par les filles dans la cérémonie culturelle qui a suivi la célébration religieuse de la matinée du 3 février. Dans des disciplines aussi variées que la danse, la musique et le théâtre, les écolières ont donné une prestation n'ayant rien à envier à ce qui se fait de mieux dans le domaine des arts de la scène dans les milieux scolaires haïtiens. Les élèves de l'IMD, toutes classes confondues, ont charmé une assistance qui en redemandait.

Le mérite de l'IMD est d'autant plus grand que les performances réalisées par cet établissement font pâlir les institutions les plus cotées du pays. En effet, selon la directrice de l'établissement, la soeur Marie Nadia Noël, les cinq dernières promotions de l'école ont eu un taux de réussite de 100% aux examens d'Etat. Tenant compte de ces résultats, les responsables de l'IMD n'entendent pas s'arrêter en si bon chemin. Selon elles, il leur reste encore bien d'autres réalisations pour concrétiser le projet initial, parmi lesquelles une fanfare, l'utilisation maximale des locaux pour des cours de rattrapage pour adultes, une faculté, une école professionnelle.

Cyprien L. Gary