Les actualités
Mai 2012
2012-05-03
Fondation 3 juin
Le 3 juin 1902, dans un modeste logement situé dans le quartier de Côte-des-Neiges à Montréal, Délia Tétreault et ses deux premières compagnes, Ida Lafricain et Joséphine Montmarquet, inaugurent le premier Institut missionnaire canadien, une École apostolique, pour la préparation de jeunes filles à la vie religieuse missionnaire.
L’année suivante, le groupe compte déjà huit personnes. Aussi, le 3 mai 1903, l’École apostolique déménage au 27 Chemin de la Côte Sainte-Catherine, Outremont, dans une maison un peu plus grande.
À la demande des quelques familles avoisinantes, une petite école y est ouverte pour les enfants du quartier. La salle à manger sert de classe pour les huit petites élèves. Les six grandes occupent le boudoir.
2012-05-30
Fête de la Pentecôte
Fête de la Pentecôte, fête de l’Église missionnaire. Cette fête revêt pour nous MIC une grande importance. En ce jour où nous faisons mémoire de Jésus faisant à ses ami-es cette pressante invitation : "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie", nous soulignons l’engagement de nos compagnes qui célèbrent 50 ou 25 ans de vie religieuse missionnaire.
Dans la joie de l’Action de grâces, Avec elles, nous célébrons en Marie, la grâce de Jésus, accueillie et donnée dans la fidélité de ces années de service inscrites au coeur de la mission de l’Église.
2012-05-24
Foire gastronomique
Les responsables et élèves de l'école «Institution Mère Délia» (IMD) ont choisi la date de la fête du Drapeau - 18 mai - pour étaler les valeurs de la gastronomie haïtienne à travers une foire organisée sur le thème "Ann valorize pwodiksyon nasyonal". En cette occasion, l'établissement scolaire, situé sur les hauteurs d'une colline à la rue Renoncule sur la route de l'aéroport, s'est transformé en une véritable oasis où l'animation musicale, les présentations théâtrales et l'odeur enivrante des mets haïtiens exposé çà et là sur le site ne laissaient pas indifférents les invités.
Pour donner le coup d'envoi de la foire, les élèves ont entonné les cinq couplets de la Dessalinienne sous les applaudissements des invités. La couleur locale était visible partout et en tout au cours de cette journée. Ce qui attirait l'attention par-dessus tout, c'est l'habillement. Toutes les filles portaient du carabella en pièce unique ou en deux pièces. Certaines d'entre elles arboraient fièrement leur foulard bigarré. Ce qui donnait l'impression aux participants d'être dans un marché de campagne.
Toutes les spécialités culinaires des différentes régions du pays étaient exposées sur le site de la foire, depuis le tom-tom de Jérémie, des Cayes, le lalo de l'Arbonite, le bouillon ''konsonmen'', fritay, maïs bouilli, l'arbre à pain, le chocolat local, les jus naturels faits à partir des fruits locaux, jusqu'aux tablettes, etc. Des plantes et des animaux domestiques locaux étaient également exposés sur la cour. Les exposantes étaient en grande partie les élèves de l'établissement qui se sont investies à fond dans la réalisation de l'événement qui ne visait qu'à valoriser la production locale. L'Atelier de liqueurs, Petits Frères de Ste-Thérèse de l'Enfant Jésus étaient aussi parmi les exposants de cette foire pour présenter aux invités des spiritueux fabriqués localement.
Alors que les exposants s'organisaient pour écouler leurs produits, des groupes d'élèves assuraient l'animation sur un podium dressé à cet effet. A l'aide de chorégraphies, de déclamations et de sketchs qui traduisent les réalités coutumières haïtiennes, ces dernières ont tenu en haleine une assistance composée en grande partie de parents et d'amis d'élèves. Duclosel Darling, Baptiste Kenny E. Dahesha et Osias Kimerly du comité de la Terminale Aurore n'ont pas caché leur satisfaction par rapport à la réalisation de cet événement qui s'inscrit dans le cadre d' une tradition à perpétuer dans les annales de l'IMD.
Réaliser cette foire est un travail collectif qui a nécessité la contribution des responsables de l'école des élèves (sections primaire et secondaire), des professeurs et des parents. « Cela nous a pris un mois pour préparer l'événement », expliquent ces membres du comité de la Terminale Aurore, qui soutiennent que cette foire est une façon de montrer qu'avec peu de moyens on peut réaliser beaucoup de choses. « L'Haïtien refuse de consommer ce qui est produit chez lui. La contrebande tue la production nationale. Tout cela nous a motivé à réaliser cette foire de la gastronomie en vue de porter les jeunes de l'école à connaître et apprécier les produits locaux », indiquent les représentantes de la Terminale Aurore, qui pensent que le message est bien passé. Car, soulignent-elles, beaucoup d'enfants ne connaissaient pas l'arbre à pain avant cette journée et ce sont les enfants de l'école qui ont consommé tous les produits de la foire et porté plusieurs exposants à fermer leur étalage avant la fin de l'événement. Tout en espérant que dans un avenir pas trop lointain tous les Haïtiens seront conscientisés de la nécessité de consommer les produits locaux, Duclosel Darling, Baptiste Kenny E. Dahesha et Osias Kimerly ont formulé le voeu que la prochaine édition corrige les erreurs que nous avons commises cette année pour une meilleure sensibilisation à la production haïtienne.
L'IMD dit "Ann valorize pwodiksyon nasyonal"
Le Nouvelliste | Publier le : 2012-05-21
Cyprien L. Gary



