Contes textes

  

Mon vœux, être saint (sur Luc 4,1-13)

 Mon désir de sainteté, forge une foi en plénitude ;

Dieu dans et par les Sacrement, m’offre des talents en labour ;

grâce à eux, je m’enflamme, t’annonce plein de joie, Son Amour,

et vivrai, demain où après demain, les béatitudes.

 

Dieu et mes tentations (sur Luc 4,1-13)

 Jésus a subi des tentations, a fais moult choix de vie.

Mon ultime, c’est Dieu ; Il est libre et aimant, j’en suis ravi ;

Il ne peut m’éviter la mort et nombre de souffrances infâmes.

Pour fuir les idoles, je m’ouvre à l’Esprit Présent en mon âme.

  

Il a besoin de tous ses outils.

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent les outils se réunirent en grand conseil sur l'établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments. Il s'agissait d'exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres.

L'un prit la parole: "Il nous faut, dit-il, exclure notre soeur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde.". 

Un autre dit: "Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu'il touche" .

"Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le".

" Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu'ils s'en aillent! Et que la lime et la râpe s'en aillent aussi. A vivre avec elles, ce n'est que frottement perpétuel. Et qu'on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d'être dans cet atelier soit de toujours froisser !"

Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L'histoire ne dit pas si c'était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il est probable que c'était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.

La réunion bruyante prit fin subitement par l'entrée du charpentier dans l'atelier. On se tût lorsqu'on le vit s'approcher de l'établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. La rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu'il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre soeur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l'enfant à naître. Pour accueillir la Vie.

Saga suédoise.