Les médias dans la vie de l'Institut |
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L'histoire d'un groupe, religieux ou autre, reflète les intuitions de ses origines, inspirées par le fondateur/trice qui a conçu l'oeuvre ou l'association. Dans le cas de l'Institut des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, pour déceler les orientations de ce groupe religieux en lien avec les médias, il faut d'abord faire un retour sur la personnalité de la Fondatrice, la Vénérable Délia Tétreault. |
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Tous ceux qui connaissent la vie de Délia Tétreault reconnaissent qu'elle a été avantgardiste dans l'utilisation des médias de son temps, principalement de la presse écrite, avec de nouvelles expériences au moyen de la "lanterne magique" (ancêtre du projecteur de diapositives) dès 1926. Une recherche dans sa vie et dans l'histoire de l'Institut missionnaire qu'elle a fondé confirme cette assertion avec maints exemples à l'appui. Et il est possible d'affirmer aussi qu'elle a inspiré celles qui furent ses proches collaboratrices à faire usage des médias - toujours plus nombreux et plus puissants - pour "l'annonce de la Bonne Nouvelle aux personnes qui ne la connaissent pas" (Const. MIC, No 2). Le Centre Multimedias de la Maison Mère, tel qu'il existe, est le résultat de l'évolution des travaux des pionnières dans ce domaine, qui remontent loin dans le passé de l'Institut, comme il vient d'être dit. |
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Mère Délia a accueilli les médias de façon positive, voyant en eux des moyens de communication capables d'atteindre ses propres compatriotes et même les personnes les plus éloignées, entrant dans l'optique du document conciliaire de 1962 qui en recommande l'usage pour proclamer l'Évangile "par-dessus les toits (Inter Mirifica, No ). Restreinte dans ses projets de visiter ses filles missionnaires à cause de sa santé déficiente, elle a utilisé sa plume pour communiquer avec elles en Chine, au Japon, aux Philippines, à Vancouver. Le volume de sa correspondance est extraordinaire: plus de 2,500 lettres sont conservées au Bureau de la Cause, la plus ancienne en date de 1899. À partir de 1909, date de l'ouverture de la première mission à Canton, le flot des missives est régulier. On peut se demander - quand on connaît son attachement à la règle - comment elle a pu trouver le temps d'écrire tant de lettres à la main, souvent très longues, beaucoup d'autres tâches réclamant son attention en tant que Fondatrice et Supérieure générale… Elle se plaint d'ailleurs "de ne pouvoir trouver le temps de communiquer avec vous… mais mes journées ne sont jamais assez longues" (Lettres, p. 43). De fois à autres, quand la lenteur de la poste par voie maritime devient un obstacle, on la voit communiquer par câbles en quelques mots concis, vu les frais élevés de ce moyen plus rapide. |
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Ce qui frappe aussi dans l'ensemble des activités de Mère Délia dans le domaine de la communication, c'est le sens aigu qu'elle avait de l'influence de la publicité. Nous savons par le témoignage des premières missionnaires de Canton qu'elle avait fourni des subsides pour obtenir des photos de bonne qualité. Il n'y a pas de doutes que les excellentes photographies des Soeurs, dès leur arrivée en 1909 et dans les années qui suivent, sont l'oeuvre d'un professionnel. Dès 1911, elle s'empresse de publier une brochure de 100 pages, illustrée de 16 photos, reproduisant la correspondance échangée avec les Soeurs de Canton où elles décrivent leur milieu de vie et les oeuvres qu'elles viennent de prendre en mains. Dans sa lettre du 28 septembre 1911, elle écrit aux Soeurs: "Ce petit album a épuisé tous les renseignements que nous donnent vos lettres. Nous voudrions préparer autre chose pour la nouvelle année, que nous adresserions à tous les curés du diocèse, aux amis et bienfaiteurs. Nous ne pouvons rien entreprendre sans que vous nous fournissiez les matériaux. Il faut cela sans quoi vous allez tomber dans l'oubli… " |
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En 1920, dans la présentation du premier numéro de la revue "Le Précurseur", que Mère Délia a personnellement supervisé, on trouve clairement le but poursuivi: répondre au désir du Souverain Pontife (Benoît XV) "qui insiste sur la nécessité de promouvoir, par tous les moyens possibles, l'oeuvre des missions. Il compte que de notre généreuse Amérique viendra le secours qui sauvera les missions en détresse. À ce premier but vient se joindre celui d'apporter à nos bienfaiteurs quelques consolations en leur faisant connaître les fruits de leur générosité. (…) Procurer un abonnement nouveau, c'est aider les missionnaires, c'est avancer l'oeuvre du Seigneur au champ de la moisson." Suit en première page et suivantes, la Lettre Apostolique de Benoît XV "Maximum Illud" sur les Missions. (Re: Précurseur, Vol. 1, No 1, mai 1920) |
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Au Québec Si l'on se réfère à la définition même de communication de masse: "ensemble des moyens et des techniques qui permettent de diffuser des messages écrits ou auditifs auprès d'une audience vaste et hétérogène" (Trousse), nous pouvons attribuer à notre Fondatrice d'avoir lancé chez nous, en communication, un mouvement qui s'est amplifié avec les ans et les facilités contemporaines. Ingénieuse apôtre, pour favoriser l'évangélisation et l'animation missionnaire, Délia Tétreault a inspiré et stimulé ses filles dans la création des moyens efficaces. Dès l'ouverture des missions de Chine (1909), elle réclamait des photographies pour présenter des publications ou intéresser l'auditoire dans les écoles, les paroisses, etc. |
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Pour susciter et renforcer l'esprit missionnaire au sein d'un public plus large, Délia Tétreault croit à la presse missionnaire. En 1920, elle lance Le Précurseur et son édition anglaise The Precursor en 1923. Elle crée plus tard le Messager de la Ste-Enfance qui paraitra jusqu'en 1953. Des cartes de membres, des diplômes, des feuillets, etc. seront autant de moyens pour stimuler la jeunesse. |
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Ainsi, à cet effet, nos soeurs utilisaient - cela fait certainement plus de 60 ans - des "plaques" pour présenter des photos dans les écoles. Vers 1940, un film, montage M.I.C., La petite école, était offert pour l'animation au service de la Ste-Enfance. Par la suite il y eut l'époque des diapositives accompagnées de "rubans" enregistrés. Un film à l'occasion du 50e anniversaire de fondation (1952) de l'Institut et un autre pour le 75e (1977) servirent aussi à l'animation. Les revues Amigo et Amisol du Service Mond'Ami pour les élèves du primaire sont nées grâce à l'initiative d'une M.I.C. qui en fut aussi rédactrice de '72 à '77. Une autre M.I.C. a rempli cette fonction de '85 à '90. On doit aussi à ces soeurs des montages audio-visuels, la composition de chants pour disques ou cassettes, de feuillets, d'articles pour l'animation missionnaire des jeunes et d'autres groupes. Grâce à leur créativité, plusieurs autres moyens furent utilisés par les M.I.C. pour l'animation missionnaire: genre de théâtre de marionnettes, jeux, tableaux, concours, etc. |
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Au service de l'animation missionnaire pour différents diocèses et diverses circonstances, l'Institut a collaboré à de nombreuses expositions missionnaires: Rome 1925, Joliette 1927, Montréal 1930, Trois-Rivières 1935, Noranda 1940, Montréal 1942, etc. etc. jusqu'à celle du 350e de Montréal, au Vieux Fort de l'Île Sainte-Hélène en 1992. |
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Depuis 1983, l'Institut a accepté de collaborer avec les P.M.É. et autres congrégations au projet de télévision et de video-cassettes, Église en croissance devenu RMICOM (Regroupement Missionnaire pour les Communications). Des M.I.C. de quelques pays y ont contribué de différentes manières. D'autres videos ont été aussi préparés par les nôtres pour l'animation communautaire et missionnaire. Dans le domaine de la musique, on peut signaler la création d'une méthode pour apprendre la guitare, et une autre pour le dessin qui a servi à plusieurs M.I.C. enseignantes. Des compositions musicales, des chants, un Noël missionnaire en 11 langues, la musique pour 65 hymnes des Prières du Temps présent sont aussi l'oeuvre de quelques M.I.C. |
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Dès les débuts de l'Institut, un studio d'art a été organisé. Il en est sorti des oeuvres de tous genres au service de l'Église d'ici et d'ailleurs: tableaux, bannières, statues, Enfants-Jésus en cire, etc. On y assurait des services de calligraphie, d'expressions diverses en dessin... C'est au studio que se préparaient les maquettes pour les revues, pancartes, tableaux, etc. destinés à l'animation missionnaire. Encore aujourd'hui, la tradition perdure: des artistes mettent leurs talents au service de l'animation communautaire, ecclésiale, missionnaire... Leur apport est bien apprécié pour favoriser la communication... |
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À Trois-Rivières, de 1927 à 1933, les M.I.C., à la demande de l'évêque, se chargèrent de l'imprimerie du journal diocésain Le Bien Public. De 1933 à 1943, elles continuèrent de rendre service à l'évêché, aux communautés religieuses des environs pour leurs publications. En 1926, une imprimerie fut installée à la Maison Mère. Elle assura, grâce au labeur des M.I.C., l'impression des documents communautaires et de '26 à '53 les publications pour la Sainte-Enfance. Signalons en terminant ce rappel la collaboration sporadique de plusieurs des nôtres de différents pays à des articles, des recensions pour des revues missionnaires ou autres et en diverses langues. Des volumes, des brochures, plusieurs thèses de maîtrise, quelques-unes en doctorat sont au service des universités soit au Canada, soit ailleurs. retour
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En Europe De 1975 à 1978, deux M.I.C. ont travaillé à Bruxelles pour UNDA (Onde - Association Catholique pour la Radio et la Télévision). De 1984, une M.I.C. a collaboré régulièrement, à Bruxelles, au secrétariat de l'OCIC (Organisation Catholique Internationale du Cinéma) ainsi qu'au Centre de Recherche et de Communication du Père Pierre Babin à Lyon. |
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En Afrique En 1974, un Centre de communication pour le diocèse de Chipata en Zambie a été organisé par une M.I.C. qui en a formé le personnel laic. Le Centre qui émet des émissions radiophoniques, comprend aussi un service de presse, des services audio-visuel, une librairie. Actuellement encore, une M.I.C., qui a fait des études en ce domaine, y assure différents services: aide et supervision, créations artistiques pour inculturer le Message, etc. Au Malawi notons la rédaction d'une grammaire citumbuka-français. |
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En Haïti Pour l'évêché des Cayes (Sud d'Haiti) et son poste radiophonique Radio-Min-Kontré (Mains ensemble), une des nôtres a préparé le programme de catéchèse pour le secondaire, a fait des émissions, visité les écoles etc. pendant 4 ans. |
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Responsable d'animation missionnaire au niveau national, une M.I.C. a lancé, en 1984, une revue mensuelle en créole pour les enfants du cours primaire: Ti-moun misyonè qui paraît encore actuellement avec l'aide d'une équipe de laïcs engagés. En 1982, une a rédigé un manuel de catéchèse pour les élèves du cours secondaire dans le diocèse du Cap-Haïtien. Il a paru en deux éditions différentes. Pour compléter l'enseignement aux adolescents, cette soeur a monté des diaporamas en créole d'après la culture haïtienne: La Samaritaine, Les Prophètes, Prophètes d'aujourd'hui. Elle a réalisé avec les jeunes des Gospel Night et des pièces de théâtre populaire. |
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Au Sud d'Haïti, les M.I.C. ont dirigé quelques Centres de promotion féminine. L'une des directrices a élaboré, en 1968 et vulgarisé ensuite une méthode simple de coupe et de couture en 3 parties, un cahier gradué de broderie pour chaque année aussi et un livre de recettes simples et pratiques. Édités d'abord au Centre Catholique des Cayes, ces modestes volumes ont été par la suite remaniés et adaptés aux besoins de l'heure. Ils sont toujours utilisés dans les Centres de formation féminine et par les anciennes élèves devenues professeurs ou établies à leur propre compte. De 1965 à 1982, un atelier de formation d'ouvriers et ouvrières, moyen de gagner leur vie pour tous, a été fondé et dirigé par une M.I.C. à La Boule, près de Port-au-Prince: BANECO. Utilisant l'écorce de bananiers, on apprenait à confectionner des cartes, des tableaux etc, qui encore aujourd'hui, véhiculent la culture haïtienne. |
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En Bolivie En 1976 et 1977, une M.I.C. conçoit et dirige un projet d'amplification d'un poste émetteur afin de rejoindre les zones rurales éloignées que Radio San Rafael, au service du diocèse de Cochabamba, ne peut atteindre. Elle obtient l'aide d'ACDI et d'OXFAM-CANADA pour accroître la puissance du poste, assurer des salaires aux animateurs professionnels, acheter du matériel, etc.IER, Institut d'Éducation Rurale dirigé par les M.I.C., collabore régulièrement à la producton de programmes radiophoniques et à la formation des auxiliaires ruraux. Des émissions en quechua sur l'alphabétisation, la promotion de la santé, la production agricole, la catéchèse, etc., répondent aux besoins des paysans démunis. Les auxiliaires ou leaders des villages ont alors un instrument complémentaire dans le programme de promotion humaine et chrétienne qu'ils dispensent. Le projet de 1976 perdure; le personnel laïc préparé a pu le continuer avec succès. |
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En 1980: collaboration à une nouvelle édition d'un cahier de chants en langue quechua pour usage liturgique;, élaboration d'un cahier d'accompagnement pour les guitaristes; et enregistrement avec un groupe de guitaristes et de chanteurs pour utilisation dans les paroisses. |
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À la même époque, production d'émissions radiophoniques pour Radio San Rafael (poste diocésain): de catéchèse en préparation à la première communion, en quechua et en espagnol. Ces cours d'une durée d'un an ont été rediffusés par la suite. Pour Noël, trois jours de préparation à cette fête: émissions pour enfants, avec des enfants, à partir d'un conte. Rappelons la création d'un théâtre de marionnettes pour rejoindre les jeunes; avec Amisol (Mond'Ami) et d'autres personnages boliviens, animation missionnaire, cours de catéchèse; le petit théâtre ouvre alors la porte à des activités: jeux, échanges, chansons, dessins, réflexion, prière, etc. qui permettent d'intégrer la catéchèse et de favoriser l'engagement. Cela devient une activité pastorale par laquelle des séminaristes viennent apprendre à rejoindre les enfants. La réputation d'Amisol lui vaut de devenir vedette à Radio San Rafael et... apôtre par la communication. |
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En 1983, grâce à l'aide donnée par l'archevêque de Cochabamba, se réalise un projet d'envergure. Une M.I.C. étudie en Argentine, se prépare et organise d'abord avec le matériel existant différents programmes de formation sur video-cassettes: Bible, catéchèse, santé, promotion. D'année en année, les programmes s'enrichissent, les cours se perfectionnent. Tout est au service des paroisses des villes et campagnes. Pour répondre à des demandes, un service de prêt est établi pour les écoles, les collèges, les maisons de formation religieuse ou de formation pour les catéchètes. Jusqu'en 1992, l'une des nôtres a collaboré régulièrement à ce service diocésain. Actuellement des laïcs en assurent la continuité et la Maison des catéchètes conservent les documentaires. Aussi, en 1983, une des nôtres obtient sa licence pour la radio-amateur. C'est ainsi qu'à Cochabamba, un poste est établi en lien avec le Radio-Clubs du pays. Il permet encore de rejoindre les M.I.C. à travers la Bolivie et les équipes de jeunes missionnaires laïques des campagnes formées à l'I.E.R. |
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Au Pérou et au Chili Au Pérou, des activités, des services divers avec moyens audio-visuels sont réalisés par les M.I.C. particulièrement pour l'animation missionnaire: des diaporamas, des feuillets d'information, des chants, des articles pour journaux ou revues, etc. Au Chili, en mai 1975, l'une des nôtres prépare, et fait paraître pour le diocèse d'Ancud un Bulletin mensuel de pastorale: Remando Juntos. Elle y apportera sa collaboration durant cinq ans. Ce bulletin, qui favorise aussi la formation à distance, comporte des sujets de réflexion, d'animation, etc. pour les groupes divers et les CEB. Il existe toujours et poursuit sa mission avec la radio locale. |
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Aux Philippines Après des études spécialisées, l'une des nôtres organise, en 1964, à Manille S E M I (Summer Education Media Institute) programme de 8 semaines destiné aux enseignants des écoles primaires, secondaires et collégiales des Philippines pour les former à l'usage des médias et de la technologie au niveau éducation. Ce programme qui a duré 8 ans pouvait s'intégrer à celui de trois écoles pour l'obtention de la licence. Pour venir en aide à ces étudiants, la fondatrice de S E M I créa un groupe The Education Media Corporation qui concentra temps et efforts pour faire croître les médias professionnels. |
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À cause de la forte demande, elle fonda aussi "l'Instructional Development Institute" pour faciliter l'obtention de maîtrises et de doctorats concernant les médias et la technologie en éducation. Membre et ensuite présidente de P U A V (Philippines Association of Audiovisuel Education) elle fut récipiendaire de l'Educational Media Corporation de Manille pour une tournée d'observation dans les universités d'Ouest et des États-Unis. À la suite d'études spécialisées au Michigan, elle obtint un doctorat en philosophie avec spécialité en Développement et Technologie éducatifs. Avec l'aide de collaborateurs durant ces études, elle adapta un modèle: Organization Planning System qui devait servir de base à S A I D I qu'elle fonda à Manille en 1977. S A I D I (the Southeast Asia Interdisciplinary Development Institute) avait pour but la formation des leaders pour l'Église d'Asie de façon à les habiliter à rencontrer les défis de leur mission. Le nouvel Institut s'attachait davantage à la formation en organisation, développement et planification et s'adresse davantage à ceux qui, dans l'Église, se consacrent à la priorité de ces services. Depuis la mort de la fondatrice en 1984, S A I D I a poursuivi la même mission et demeure, en Asie, l'un des rares Instituts, sinon le seul, à accorder la maîtrise et le doctorat au niveau des programmes qu'il offre. |
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Au Japon Signalons une Méthode phonétique anglaise rédigée par une M.I.C. pour répondre aux besoins des milieux scolaires où nous oeuvrons. Une soeur japonaise, par son talent artistique facilite la publication de cartes, signets, etc. |
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À Madagascar Engagée depuis quelques années dans le Service d'éducation permanente aux adultes, une M.I.C. spécialisée a participé à la rédaction de brochures, éditées en malgache, à l'intention des parents. Elle leur donne aussi des sessions, des causeries sur la communication avec leurs enfants. Utilisant à cet effet la Méthode du Dr Thomas Gordon elle répond aussi à différents groupes soucieux d'améliorer la communication interpersonnelle. Elle s'est occupée aussi de promouvoir et d'enrichir des bibliothèques au service des adultes. À Antsirabe, les M.I.C. ont tenu de 1985 à 1987, une Librairie. Une expérience analogue est en cours à Morondava depuis un an. |
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