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Soeur Lucille Métivier nous partage sa joie de travailler auprès des pauvres de Québec |
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Mon engagement auprès des plus démunis de Québec me donne la chance d'être témoin de l'amour de Dieu auprès d'eux. Je travaille pour le " Fondation Gilles Kègle, infirmier de la rue ". Cette Fondation s'occupe spécialement des très pauvres, des abandonnés, des blessés de la vie, des handicapés, etc. Ce que je fais pour eux : Entretien de leur logis, épicerie, commissions, etc. Visites auprès des personnes seules, malades hospitalisées. Ce que je viens d'énumérer est chose facile mais ce qui est différent, c'est la découverte de la misère humaine et des exclus de la société. Le pauvre fait face à une situation de vie triste, sans espoir et perdant la valeur de la dignité humaine. Je découvre des misères inconcevables. Des gens qui ont faim, des gens portant des haillons, sans argent, des gens malades qui ne reçoivent pas de soin parce que les médecins se font rares pour eux. Des gens pour qui la société reste aveugle, muette. J'aimerais raconter quelques faits vécus au milieu d'eux : C'était chez un pauvre très malade. Un jour, j'ai remarqué que celui-ci portait les mêmes pantoufles jour et nuit. Je lui dis : " Monsieur faudrait-il changer vos pantoufles? " Il me répond : " la semaine prochaine ". C'est bien! Le temps venu je lui dis : " C'est ce matin que vous mettez des pantoufles propres ". J'ai essayé d'enlever celles qu'il portait, impossible puisque ses pieds étaient en très mauvais état. Je suis allée chez le pharmacien chercher des médicaments. Après plusieurs traitements, ses pieds étaient très propres. Pendant que je faisais ces traitements, il me disait : " Vous êtes trop bonne, je ne mérite pas cela ". Et moi, de répondre : " Si vous étiez mon frère, je le ferais. Et bien vous êtes mon frère "! Un beau sourire apparaissait sur son visage. Toutes ces petites attentions envers lui l'on fait sortir de sa misère profonde pour devenir un tout autre homme. Il est décédé dans la paix et la beauté. |
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Un fait que j'ai vécu dans un autobus : Assise dans l'autobus, j'étais près d'un homme vêtu de noir. Il semblait dormir. Moi, je regardais dehors. Mes mains étaient ouvertes. Tout à coup, j'ai senti quelque chose se déposer au creux de ma main. Étonnée, je baisse la vue et j'aperçois un bel ange aux ailes déployées. Je dis : " Que c'est beau "! Je n'ai même pas regardé la personne près de moi. Sans lever les yeux, je lui dis : " Reprenez-le il est trop beau, vous le donnerez à un autre ". Il me dit " Mettez-le dans votre sac." et il ajouta : "J'ai promis à Dieu que si je rencontrais un médecin qui voudrait bien me soigner, je le donnerais à la première personne qui viendrait s'asseoir près de moi, et c'est vous. " Quelques instants plus tard, il me dit : " Regardez "!... et j'ai vu des genoux très abimés. Aussitôt il s'est levé et il est parti. Et le petit ange est toujours là. Le travail que je fais, me tient à coeur. Tous les gens que je rencontre sont très importants pour moi et je sais que lorsque je vais les visiter, je suis très importante pour eux. Notre présence est très appréciée et nous avons raison d'être au milieu d'eux. |
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