ÊTRE MISSIONNAIRE AUJOURD'HUI

Nous voulons vivre ta mission d'amour, Seigneur Jésus.
Nous voulons vivre ta mission d'amour, ensemble dans un même Esprit.

Ce chant avec ses couplets nous dit en résumé ce que c'est d'être missionnaires. Jésus est le missionnaire par excellence, l'Envoyé du Père pour porter au monde son Amour. C'est Lui qui nous apprendra à vivre chaque jour son message d'amour en étant lumière pour l'humanité dans un monde où il existe tellement de confusion et de souffrances. Nous avons à être avec Lui des sources d'eau vive qui étanchent la soif de vérité, la soif de bonheur véritable souvent recherché en dehors de Lui. Nous serons aussi ce pain partagé, non seulement pain matériel mais celui de nos talents, un pain de joie et de tendresse pour nos frères et sœurs. Nous savons que nous sommes tous et toutes missionnaires de par notre Baptême et tous, de par notre Baptême, nous avons la mission d'annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, partout: dans notre famille, dans notre travail, sur la rue, en faisant des emplettes, en vacances, etc. etc. Cette mission n'est pas de nous mais c'est la mission de Jésus qui a tellement confiance en nous qu'Il nous appelle à collaborer avec Lui, pour avancer le règne de Dieu sur la terre. Notre fondatrice disait souvent: "Arriver à faire nôtres les intérêts de Dieu ". Nous pourrions demander comme grâce, d'arriver à voir le monde avec ses yeux, à Lui, avec ses sentiments à Lui.

Je me rappelle quand, en 1970-71 je faisais de l'animation missionnaire dans le comté de Charlevoix, après dix ans d'absence du Canada, je demandais aux tout-petits du primaire : Comment gros vous l'aimez votre papa?, votre maman? et ils étendaient les bras le plus grand possible pour les encercler. Et je leur disais : "Être missionnaire c'est avoir un cœur grand comme le monde un cœur rempli d'amour comme Jésus pour embrasser le monde entier, les riches, les pauvres, les Japonais, les Cubains, les Africains, les Péruviens, les Boliviens, les Chiliens, les Amérindiens, etc. sans exclure personne. Ce n'est pas toujours facile, ça ne va pas de soi. Oui, être missionnaire, c'est tout cela."

Je suis née à St-Roch-des-Aulnaies, une petite paroisse un peu ignorée, situé entre St-Jean-Port-Joli et La Pocatière. Un très beau coin sur la rive sud du fleuve St-Laurent, en face de la Baie St-Paul, avec des couchers de soleil splendides.

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pour mieux connaître ce beau coin du Québec,

Très jeune je fus attirée par la vie religieuse, peut-être parce que ma mère avait elle-même désiré se faire religieuse mais le docteur le lui déconseilla pour cause de santé. Disons en passant qu'elle a eu onze enfants… sans commentaire… On dit toujours qu'une vocation naît premièrement dans le cœur d'une mère, cependant il ne faut pas oublier que toute vocation religieuse est une réponse à l'appel de Jésus qui appelle qui Il veut. Rappelons-nous lorsqu'Il a appelé ses apôtres. On ne se donne pas la vocation, on n'entre pas au couvent par suite d'une peine d'amour ou pour un motif d'expiation ou autres choses semblables. Le plus important dans les années de formation, c'est de discerner si Dieu appelle vraiment cette personne à cet état de vie, quelles sont ses motivations profondes, sinon elle n'y sera pas heureuse et rendra aussi les autres malheureuses car Dieu nous veut heureux, heureuses, là où nous sommes. Que de prêtres ou de religieuses sont sortis reconnaissant s'y être consacrés pour plaire à leur mère et ont laissé après la mort de celle-ci. On se rappelle qu'à cette époque c'était un honneur d'avoir un prêtre, religieux ou religieuse dans la famille. Chaque être humain porte en soi une vocation au bonheur, Dieu nous a créés pour le bonheur, soit dans mariage, le célibat ou la vie consacrée.

Enfant, j'aimais beaucoup lire la vie des saints et en particulier celle de sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, pour qui je garde une grande affection. Après mes études à l'École Normale de l'Islet, j'enseignai un an à l'Ancienne-Lorette. À la fin de l'année, ma compagne d'enseignement m'invita à faire une retraite avec elle au Cénacle chez les SS. Miss. de l'Immaculée-Conception de Québec, ce que j'acceptai. Cette maison est maintenant le siège de l'Archevêché de Québec. Et là je décidai d'entrer le 1er février suivant soit en 1952. Lorsque j'annonçai cette nouvelle à ma mère, elle ne s'opposa pas, au contraire, elle sembla contente et me dit: " Je ne serai plus inquiète pour toi. " Une semaine après elle décédait d'un arrêt cardiaque, le jour de mes dix-neuf ans. Six mois après donc, j'entrai au postulat à Pont-Viau. Mais je peux vous dire que ce ne fut pas facile. Ce jour-là, si ce n'eut été la honte que j'aurais ressentie en disant à mes parents qui étaient venus me reconduire à Montréal : " Non je n'entre pas, je ne m'en sens pas la force, je retourne à la maison, " je serais volontiers retournée. Cette décision m'apparaissait la pire bêtise de ma vie.

En 1960 je partais pour la Bolivie en cargo avec une compagne pour aller travailler dans un petit hôpital de campagne perdu dans la Cordillère des Andes, soit à Irupana situé au sud de la capitale, La Paz, endroit qui jouissait d'un climat idéal. Comme j'étais heureuse! Moi qui avais toujours eu un attrait pour les malades; j'y voyais une grande délicatesse de la part du Seigneur. Nous sommes restées six mois pour apprendre la langue à Cochabamba en attendant trois autres compagnes pour ouvrir la mission. Cet hôpital avait été pourvu de tout le mobilier nécessaire deux ans auparavant, mais nous arrivions dans un hôpital démantelé et dans un état pitoyable : tout avait été volé. Pas d'eau ou très peu, pas d'électricité ou à peine, avec un courant de 220 volts qui laissait voir un filet de lumière. Les gens avaient peur de venir à l'hôpital car il en mourait beaucoup qu'on amenait à la dernière minute lorsqu'il n'y avait plus rien à faire. Le docteur résident était souvent absent, alors les gens s'installaient dans une chambre pour l'attendre, apportant leur petit poêle pour y faire leur nourriture. Et en plus un dicton circulait entre eux : " Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, on est mieux ici qu'en face. " Et à l'entrée du cimetière, on lisait sur un écriteau : " Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, si on est ici, c'est qu'on vient d'en face. "

Alors pas besoin de vous dire qu'il nous a fallu commencer par faire la promotion de la santé, gagner la confiance des gens, nettoyer et réaménager l'hôpital, ce qui dura six mois. Il y aurait bien des anecdotes à raconter sur ces débuts. Une entre autres. Il manquait beaucoup de vitres dans les fenêtres. Un jour, des compagnes étaient montées dans des escabeaux pour les nettoyer et une autre Sœur passant par là dit : " Quoi! encore une vitre qui manque ici " et l'autre de répondre " Non, je viens de la laver. " L'année suivante une Association de Hollande nous envoya, grâce aux Pères Augustins qui administraient la paroisse le matériel pour réaménager l'hôpital : lits, civières bureaux, draps, couvertures, serviettes, etc. afin de recommencer à neuf. Cette mission restera toujours la plus belle de ma vie. J'aidais au dispensaire, à la pharmacie, en radiologie, assistance aux opérations, garde de nuit et visites dans les villages éloignés avec le docteur pour remplir les prescriptions et donner les injections, avec en plus la catéchèse dans les écoles. Avec quel bonheur j'ai travaillé dans cet hôpital au milieu de gens simples et pauvres de 1961 à 1965 alors qu'on me demanda pour aller ouvrir une nouvelle mission dans les mines de Catavi, Siglo XX, à 3,800 mètres d'altitude. Là aussi la catéchèse, la visite des malades, la comptabilité remplissaient mes journées. Et en 1968, pour cause de santé on m'envoya au Chili, au niveau de la mer, pour y remplir à peu près les mêmes obligations. Et en 1970 je revins au Canada, après dix ans, pour une année d'animation missionnaire. C'était l'époque de la révolution tranquille. Je ne reconnaissais plus le Québec que j'avais laissé.

La mission ad extra a bien changé de visage en 40 ans. Avant nous partions avec toute notre ardeur pour aller annoncer le message évangélique, nous allions plus avec l'intention de donner que de recevoir. On ne parlait pas beaucoup d'inculturation en 1960, ce qui fait que nous avons peut-être oublié l'autre facette de la mission qui est de voir comment Dieu agissait dans la foi de ces peuples, laquelle s'exprimait à travers leurs coutumes et leurs traditions. Aujourd'hui, le monde de la communication et de la consommation a modifié profondément les mœurs et les façons de voir les choses et cela mondialement. Les gens se prennent davantage en charge, alors plus que jamais l'Église demande que nous allions dans les milieux défavorisés, par contre nous avons à miser sur un personnel vieillissant et la relève est lente car nos jeunes en formation ont besoin d'une longue préparation tant humaine que doctrinale. Nous, pour la plupart, nous avons eu la chance de naître et de grandir dans un milieu catholique pratiquant; nos jeunes manquent de base en matière religieuse et il faut les prendre là où elles sont. Nous privilégions le travail avec les laïques, pour les former à occuper les premiers postes et nous avons à cheminer avec eux pour les soutenir.

En 1982, je partais pour le Pérou. Ce pays comprend trois régions bien distinctes : la Sierra ou Hauts Plateaux des Andes, la Selva ou zone tropicale et la Costa, la côte, près du Pacifique. À Lima il ne pleut jamais ou à peu près pas. Durant les 17 ans où j'y ai vécu, il a plu deux fois et ce fut une catastrophe chaque fois car il n'y a pas d'égout dans les rues et plusieurs maisons dans les bidonvilles ont des toits de carton. En hiver, il tombe généralement une petite bruine le matin ce qui trompe les visiteurs qui pensent avoir besoin de leur parapluie, mais non!

On dit que Lima est encerclé d'un cercle de misère. En fait, les gens émigrent des Provinces pensant trouver le paradis dans la grande ville de Lima qui compte actuellement plus de huit millions d'habitants. Alors ces gens se groupent entre eux et viennent envahir un terrain non occupé. Ils s'y installent en plantant un drapeau et se font des huttes avec des " esteras, " (panneaux de paille tissée) Ils font la surveillance jour et nuit pour ne pas être délogés, ce qu'ils ne peuvent éviter parfois quand certains propriétaires refusent de céder l'espace. La police est alors sans pitié; il y a des blessés et même des morts. C'est ce qu'on appelle des invasions.

Le peuple péruvien est très accueillant, joyeux, religieux et il aime fêter. Au Pérou nous avons quatre maisons: deux dans la ville de Lima, une sur les Hauts Plateaux et l'autre dans la Selva. Chaque région a une mentalité bien différente. L'accès dans les petits villages s'avère assez difficile et dangereux durant la saison des pluies, soit au début de l'année scolaire qui commence en mars. Les chemins de terre sont habituellement très étroits ; il y a des endroits pour la rencontre des véhicules; d'un côté c'est le précipice et de l'autre la montagne. Pour nous rendre à notre mission de Cajabamba située à 2,685 mètres d'altitude il faut 19 heures d'autobus de Lima. Nos Soeurs y réalisent un très beau travail avec les professeurs et les catéchètes des 32 petites communautés que renferme le district et que le prêtre ne visite qu'une ou deux fois par année;. Les catéchètes le remplacent en son absence. Les gens sont très religieux et ont une grande dévotion à Dieu le Père. On sent chez eux une grande faim de Dieu. Les Soeurs ont aussi préparé un groupe de missionnaires très actifs. Elles ont à cœur la formation des jeunes et la visite dans les familles. Elles ont voulu commencer un atelier de couture et ont dû abandonner ce projet car les femmes doivent travailler aux champs avec leur mari. L'agriculture est le grand moyen de subsistance de la famille et nous avons toujours de la peine quand ils vendent leurs produits à des prix dérisoires; ce sont les intermédiaires qui font les profits. Actuellement il y a une forte lutte contre les compagnies minières qui exploitent les abondantes mines d'or et d'argent des endroits environnants et qui contaminent les cours d'eau y détruisant les poissons, surtout la truite. Le pire ce sont des Canadiens qui en sont les propriétaires et le Gouvernement a des parts avec eux, ce qui veut dire que ce dernier n'est pas tellement à l'écoute des revendications des citoyens. Plusieurs manifestations ont eu lieu et n'aboutissent pas à grande chose.

À Pucallpa, dans la Selva, une Sœur agit comme curé de la plus grosse paroisse de la ville où elle anime 23 groupes de pastorale, et ses compagnes collaborent avec elle dans la formation des jeunes et à l'animation missionnaire.

À Lima, nous avons un Collège primaire et secondaire de près de 500 filles. Depuis 2003 j'appartenais à la maison attenante à cette école. J'y ai fait de tout : maintenance, comptabilité, cours de bible, assesseure du groupe de réflexo-thérapie, en plus de tous les imprévus qui se présentent dans une maison. Une compagne donne la formation de P.R.H., une autre est directrice du Collège, une autre voit à l'entretien et à la maintenance depuis mon départ. Enfin une dernière travaille en pastorale de santé, donne des retraites et fait l'accompagnement spirituel personnel ou en groupe.

Nous avons au deuxième étage le postulat pour discerner la vocation de celles qui se sentent appelées à la vie religieuse M.I.C. Dans le moment nous en avons deux, une de Bolivie et une du Pérou. Nous avons aussi en Bolivie quatre novices dont deux Haïtiennes. La prière est très importante dans l'accompagnement de ces jeunes, c'est indispensable car le Seigneur continue à appeler des jeunes de nos jours; il faut le croire! Les idéologies qui circulent, le confort, la consommation, la facilité de vie ne les aident pas.

Comment être missionnaire aujourd'hui? Tout simplement faire ce que vous faites tous les jours en y mettant le plus d'amour possible et en incluant dans vos prières ceux qui sont moins favorisés que nous, toujours avec le désir de faire grandir le Royaume du Christ. Nous ne manquons pas d'information avec l'Internet et la télévision. Presque tous les jours nous entendons parler d'accidents, de tueries, de viol, d'auto piégée, de grèves, de mines explosives, quand ce n'est de sécheresse, d'inondations, etc. Pensons-nous de prier pour les gouvernants des pays et du nôtre en particulier, d'être solidaires avec eux au lieu de les critiquer continuellement pour qu'ils soient éclairés et répondent aux vrais besoins des gens, afin qu'ils travaillent dans le sens de la justice, de la paix, de l'écologie? Pensons-nous aussi de prier non seulement pour les victimes mais aussi et surtout pour les auteurs de ces crimes, nous l'oublions peut-être. Les gens qui agissent ainsi portent en eux de très grandes souffrances. Si notre passé était le leur, nous ne ferions probablement pas mieux qu'eux. Si nous voulons ressembler au Christ, c'est jusque là que doit aller notre prière et notre action. Quand dans l'Évangile, on nous dit que Jésus pleura sur Jérusalem parce qu'elle n'a pas reconnu le temps où elle était visitée, ce n'était pas seulement la Jérusalem de cette époque mais celle de tous les siècles, la nôtre y compris. Jésus nous invite continuellement à faire un pas de plus dans nos vies dans l'amour. Prodiguer premièrement notre amour et notre compréhension envers ceux avec qui nous vivons. Nos enfants et petits enfants, nos frères et soeurs, compagnons et compagnes de travail, amis (es), etc. Permettre à chacun et chacune d'être ce qu'il (qu'elle) est; leur permettre de ne pas toujours nous accueillir avec le sourire. Leur permettre je dirais tout simplement une colère, sans en faire un drame, ne perdant pas sa paix pour autant. Savoir se pardonner à soi premièrement, puis aux autres : c'est la base de toute relation. Un pardon non accordé divise souvent toute une famille. Des cancers ont été guéris à la suite d'un pardon. Pardonner ce n'est pas oublier, ce sont deux choses différentes. Peut-être ne nous sentons-nous incapables de pardonner. En ce cas demander cette grâce à Jésus avec la foi qu'elle sera accordée, lui qui a dit sur la Croix : " Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font." Jésus nous incluait dans cette demande pardon au Père. Tous et toutes nous avons été pardonnés. Peut-être pourrions-nous prendre une minute pour nous demander où nous en sommes dans nos pardons. Vouloir pardonner c'est pardonner. Ne pas pardonner bloque notre énergie et nous quitte un élan de bonheur, toute notre vie spirituelle s'en ressent.

Agathe avec quelques laïques en formation

Voici maintenant quelques formes concrètes pour être missionnaire aujourd'hui : Il y a des laïques qui se sentent appelés à donner une période plus ou moins longue de leur vie à la mission ad extra, ce que nous devons encourager. Sur ce site vous pouvez rencontrer tout ce qui concerne ce projet PIFM . Je vous donne le nom d'une compagne, S. Agathe Durand que vous pouvez contacter par téléphone au 514-276-1128. C'est un projet intercommunautaire entre les P.M.É. Les Soeurs de la Consolata, Sœurs Blanches d'Afrique et nous. Pour les projets à long terme on exige deux ans de préparation à raison de huit fins de semaine par an. Il y a aussi le projet Solidarité à court terme pour les jeunes, dont la préparation se réduit à un an avec les huit fins de semaine. Chaque participante est accompagnée.

Depuis bientôt six ans, je suis en contact avec un groupe d'une douzaine de Dames à Québec, lesquelles se réunissent chaque lundi pour fraterniser en tricotant pour les missions. Au mois d'octobre, chaque année, elles font une exposition de leurs travaux et l'argent des ventes est envoyé à ma mission du Pérou ainsi que tout les tricots qui n'ont pas été vendus. Vous dire combien d'enfants ont bénéficié de chauds gilets, bas, pantoufles, foulards, etc. Aussi nous avons pu payer la scolarité de quelques élèves, en particulier une fillette de six ans l'an dernier, qui était en retard de cinq mois de pension et que les parents avaient retirée de l'école. Elle était la meilleure de sa classe.

Je connais aussi des Dames du diocèse de Valleyfield, qui chaque année préparent des pots de gelée, marinades, des confitures et les vendent pour le profit des missions. Les gens des alentours les encouragent en venant déposer à leur porte des fruits et légumes. L'an dernier ces Dames ont recueilli $4,000.00 pour les œuvres de leurs missionnaires. Plusieurs de nos Soeurs d'Afrique et du Pérou sont originaires de ce Diocèse, et elles en ont été les heureuses bénéficiaires pour venir en aide aux plus démunis. Il faut le faire!!!

Il y en a aussi qui ramassent les timbres que nous vendons ici aux collectionneurs et dont le profit sert pour la formation de nos jeunes Sœurs autochtones, ce qui est grandement apprécié. Avec l'Internet il y en a beaucoup moins et ils sont plus recherchés. Comme la base religieuse de nos " Latinas " est souvent très pauvre, nous devons payer leurs études et parfois elles ont besoin de l'aide d'un psychologue pour les aider à dépasser certains problèmes d'un passé qui est souvent lourd à porter. Lorsqu'elles entrent ce sont des unités qui payent leur pension durant les années de formation.

Jésus est sorti vivant du tombeau; Il a vaincu la mort, Il saura vaincre toute résistance, son infinie miséricorde aura raison de tout et de tous. Il a pris sur Lui nos faiblesses et nos difficultés. Il a marché dans nos chemins avant nous. Rappelons-nous que tout est grâce, faisons-lui confiance! Il sait faire tourner à bien les plans les plus insidieux. Pâques, c'est le temps de raviver notre espérance! Il a besoin de nos petits efforts journaliers. Il nous aime infiniment malgré notre profonde misère, malgré nos fautes dont Il ne tient pas compte, qu'Il oublie, si nous les reconnaissons. Souvent en ces derniers temps, je m'arrête à penser qu'Il m'a désirée de toute éternité; Il m'a choisie comme vous d'ailleurs entre des millions d'êtres possibles. C'est vous, c'est moi qu'Il a choisie, non pas un autre mais bien vous et moi. Il m'a appelée à la vie pour une vie qui ne finira jamais car Il m'a créée pour un bonheur éternel. Tout est gratuit, sa bonté est inépuisable. Comment ne pas être la créature la plus heureuse du monde? Pourquoi ne prendrions-nous pas l'habitude, le soir avant de nous endormir, de chercher tout le positif de la journée et d'en remercier le Seigneur. Il y a tant de sans abri, de réfugiés qui vivent dans des conditions infrahumaines, de victimes de la guerre, de malades dans les hôpitaux, penser aux enfants de la rue, aux enfants exploités. Que de raisons pour rendre grâces à Dieu! Il nous comble de grâces!

Gisèle Picard, m.i.c.

Voilà ce que j'avais à vous partager. Tout cela pour nous rappeler que c'est ensemble, que nous sommes missionnaires chacun et chacune dans nos endroits respectifs. Nous travaillons avec le secours de l'Esprit à faire avancer le Royaume de Dieu dans notre Québec et sur la terre. Redoublons nos prières pour demander des vocations ; si nous demandons avec foi plusieurs jeunes répondront à l'appel, soit dans la vocation sacerdotale, religieuse ou laïque, sans oublier les diacres. Dieu crée sans cesse des formes nouvelles de le servir; il faut être à l'écoute de l'Esprit. Jean-Paul II à la fin de son encyclique sur la Mission du Christ Rédempteur disait : " Si l'on regarde notre monde superficiellement, on est frappé par bien des faits négatifs qui peuvent porter au pessimisme. Mais c'est là un sentiment injustifié ; nous avons la foi en Dieu Père et Seigneur, en sa bonté et en sa miséricorde. Dieu est en train de préparer pour le christianisme un grand printemps que l'on voit déjà poindre. " (No 86, p.119)Y croyons-nous? Sommes-nous capables de voir ces petites pousses d'espérance? Pouvez-vous en nommer?

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