Des ouvrières POUR LA MOISSON

Colette Raheliarisoa, m.i.c.,

Il y a de cela plus de 50 ans, quelques femmes du Québec, Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, partaient pour Madagascar. Elles ont vécu au milieu du peuple, auprès des familles, prenant soin des malades, érigeant des écoles. Imperceptiblement, elles jetaient la semence. Les années et les ouvrières se sont succédées… Aujourd'hui, voici venu le temps de la moisson: dans le sillage des Canadiennes, de nombreuses jeunes Malgaches se sont engagées au sein de notre Institut religieux, partageant une même mission.

Éduquer la jeunesse demande une solide préparation; aussi, plusieurs de nos jeunes soeurs malgaches étudient-elles en ce moment. Ainsi, à Tsaramasay, un quartier pauvre de la capitale où nous oeuvrons en enseignement au primaire, en pastorale, en alphabétisation, en santé et en formation professionnelle pour les femmes, Monique-Joseph soutient son mémoire intitulé Création d'un Centre de formation humaine et chrétienne. En même temps, à l'Institut national de formation pédagogique de Mahamasina, un village dans la région de la capitale, Erika Jeanne termine trois années de formation pour travailler comme conseillère pédagogique dans nos écoles. Quant à Marie-Angèle, elle vient d'obtenir un baccalauréat au lycée français.

Présentement, sept jeunes femmes vivent le postulat, première étape dans la découverte d'une vocation religieuse missionnaire authentique.

Au noviciat, deuxième étape d'entrée en vie religieuse, Edwige, Émilienne et Christine ont accueilli en juillet dernier Josée Martineau, une Québécoise. Dans la prière et la réflexion, l'étude et le travail, elles approfondissent ensemble leur expérience de la vie communautaire.

Le 8 septembre dernier, quatre jeunes Malgaches ont prononcé leurs premiers voeux : Nous, Danièle-Fréderice, Marie-Anne, Marie Eudoxie-Èva, Josiane-Georgine, faisons notre premier engagement. Séduites par le Christ qui nous appelle à Le suivre, nous désirons nous donner à Lui.

Les voeux perpétuels sont l'aboutissement d'un long cheminement pour Monique-Robine qui, dans une joie profonde, s'est engagée définitivement en août dernier. Disséminées à travers le monde, une vingtaine d'autres soeurs malgaches oeuvrent dans les différents engagements de l'Institut.

Autres celles qui ont semé, autres celles qui ont arrosé, autres encore celles qui moissonnent. Malgaches, Chinoises, Cubaines, Sud-américaines, Haïtiennes, Canadiennes, Japonaises, Philippines, Africaines - toutes issues de différentes cultures, nos soeurs font connaître de par le monde la Bonne Nouvelle : Jésus le Christ est venu parmi nous pour nous dire "Vous avez un Père et Il vous aime tous, chacun et chacune."

Louise Pagé, m.i.c.
Le Précurseur
Janvier-Février-Mars 2006

Retour Accueil

Retour ARCHIVES