reflexions-et-prieres

NOTRE-DAME-DE-L’HIVER

L’attente, l'espérance, le désir, l'hiver, temps des nouvelles naissances, temps des rencontres, des pardons, temps des fêtes et de nouveaux départs... Noël, Nouvel An, Meilleurs voeux, on recommence, on continue, et la lumière de  Bethléem rejoint le coeur de tous... Notre-Dame, dans la crèche, sous le sapin traditionnel. C'est la fête de la  naissance qui est Bonne Nouvelle, en ces espaces blancs de notre coeur...

Une nuit de berger  où les anges prolongent nos rêves d'enfant, une nuit de mage où les étoiles tracent la courbe de notre destinée. Puis les cadeaux de l'habitude, de la routine, des convenances, et les bazars, les ventes et les commerces, mais la neige, son bleu silence, ses blanches cérémonies de l'enfance qui tente de renaître... et la vie qui suit son cours avec les jours qui s'allongent jusqu'à l'Annonciation. Notre-Dame, oui, Notre-Dame, la plus jeune, la plus belle, la plus simple, sera Mère de Dieu...

Que ta volonté se fasse, dit l'épouse, et l'époux comprend au bout de son inquiétude Que l'Esprit se mêle de cette histoire. Notre-Dame-de-l'alliance, veille, veille encore et toujours sur l'hiver de tous ceux et celles qui sont surpris par la neige,  et qui vivent des ruptures, des deuils, des séparations, des divorces, des éloignements, des égarements! Veille, veille sur tous ceux et celles qui se sentent étrangers sur cette terre d'alliance qui se veut si fraternelle! Ô Notre-Dame, au large de la mort, délivre-nous de l'incroyance, pour que nos coeurs souvent enténébrés basculent à jamais et pour toujours dans la lumière!

PASSER DU JE AU NOUS

Dans mon jeune temps, mon père nous chantait souvent du folklore québécois, entre autres

Envoyons d’l’avant, nos gens. La vie était dure sur les chantiers et ce chant ranimait l’ardeur des draveurs. Les revues de 2020 nous encourageaient à ressusciter l’espoir pour mieux vivre la pandémie, celle de l’hiver offrait une étoile nommée espérance pour tenir bon. Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour aller de l’avant. Le pape François nous incite à passer du je au nous, parce que nous sommes dans la même barque et nous sommes tous appelés à ramer ensemble, un rêve de fraternité et d’amitié sociale.

Un proverbe africain dit : Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. En canot comme en kayak, la synchronisation est un élément clé pour gagner la course, non ? Plus les coéquipiers sont sensibles les uns aux autres, plus la force est grande. La synergie permet de ramer, d’aller plus loin. Autrement dit, plus la force est grande, plus les chances de réussir à se synchroniser sont grandes. Créons cette synergie entre nous pour vaincre les obstacles qui se dressent sur nos chemins et raviver ce désir universel d’humanité.

Au début du siècle dernier, la vénérable Délia Tétreault avait compris l’importance de cette synergie pour travailler d’un seul coeur au service de l’Évangile. Sous l’inspiration de l’Esprit Saint, elle soutint auprès des évêques de l’Église canadienne la possibilité de fondation d’un séminaire pour les missions étrangères. Aujourd’hui nous sommes heureuses de souligner le centenaire de cette fondation en partageant quelques témoignages d’une mission accomplie ensemble. Dans tout cheminement, l’important c’est de croire à l’objectif que nous voulons atteindre, qu’il y ait pandémie, difficultés ou autres, il faut avancer, se donner la main et marcher ensemble au-delà des divisions, des conflits raciaux ou politiques. Dieu est toujours à l’oeuvre ! Marcher selon ses convictions, rester accroché à ses rêves malgré les pressions sociales qu’on peut subir de toutes parts. Dire comme Carole : Je suis là pour vous ! Semer la joie et l’espoir sur le chemin de la vie. C’est ce que les Prêtres des Missions Étrangères et les Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception essaient de vivre chaque jour dans la mission que Dieu leur réserve.

Ensemble, nous sommes solidaires les uns les autres pour faire de notre aujourd’hui, l’oeuvre de Dieu.